DCNS devient NAVAL GROUP : Leader européen du naval de défense

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Arsenal, DCN, DCNS et désormais NAVAL GROUP, cette entité industrielle a toujours fait partie de la vie quotidienne des toulonnais, et cela depuis 400 ans. 400 ans illustrant les grands tournants technologiques, industriels et sociaux de l’histoire navale.

Tous les toulonnais avaient un voisin, un cousin dans cette activité  – elle-même née de la tradition maritime et militaire de la ville et de la rade ; elle a longtemps en partie façonné la ville, son industrie, son lien avec l’armée, le type d’études universitaires et on peut encore aujourd’hui en observer les nombreuses implications économiques et sociales.

Entreprise internationale de haute technologie, Naval Group est présent sur 10 sites en France et dans 18 pays à travers le monde, tels que le Brésil, le Canada, l’Irlande, l’Arabie Saoudite, l’Inde, la Malaisie, Singapour ou encore l’Australie. Naval Group œuvre au service des marines françaises et étrangères en leur offrant des navires armés très performants depuis la corvette jusqu’au porte-avions en passant par le sous-marin. Le groupe met également son expertise dans le naval de défense au service du développement des énergies marines renouvelables. Naval Group conçoit, réalise et entretient donc des navires et sous-marins de pointe, propose des services pour les chantiers et les bases navales  : savoir-faire et moyens industriels uniques et capacité à monter des partenariats stratégiques innovants. C’est le seul industriel capable d’offrir la possibilité d’acquérir des éléments de souveraineté d’une manière intégrée, c’est-à-dire de mettre en place une véritable filière navale de défense.

naval_group_monde

Le site de Naval Group d’Ollioules s’inscrit pleinement dans l’ambition de l’industriel de défense qui, ancré en France, ambitionne de devenir le consolidateur des systèmes navals européens, disposant d’une base industrielle pluri-domestique, en Europe et dans le monde.
Les 1200 collaborateurs experts en systèmes présents sur le site, dont environ 85% d’ingénieurs et de cadres, répartis sur 50 métiers différents – réseaux, acoustique, compatibilité électro-magnétique – ont cette approche chevillée à l’esprit et apportent un concentré de savoir-faire et de possibilités de simulations et de tests : sur 4 000m2 des grappes d’ordinateurs reproduisent le fonctionnement des matériels à bord – qu’il s ‘agisse de nouveaux navires ou d’adaptation de plus anciens comme l’actuelle refonte à mi-vie du porte-avion Charles de Gaulle.
Comme sur le site voisin de Toulon, c’ est un des projets majeur mené par les équipes d’Ollioules. Ils se consacrent à la rénovation du système de combat : modernisation du combat management system (CMS), son cœur logiciel, mais également rénovation des systèmes de télécommunications, mise en place de nouveaux réseaux et serveurs ou encore changement de radars…

Un autre gros « chantier » se prépare pour l’horizon 2020 avec la rénovation des frégates de type Lafayette (FLF). Un nouveau système de direction de combat, dérivé de celui du Charles de Gaulle, va être installé. Les liaisons de données tactiques seront modernisées, et s’ajouteront de nouvelles capacités de défense anti-aérienne et, ce sera la nouveauté, anti-sous-marine. A l’export, le travail se concentre en particulier en ce moment sur les corvettes Gowind.

 

Repères

SA au capital de 563.000.000 euros
Composition du capital : 63 % État, 35 % Thalès, 2% collaborateurs Naval Group
Chiffre d’affaires 2016 : 3,2 milliards d’euros dont 38 % à l’international
R&D : 10 % du CA
julien-mifsudJulien Mifsud

Julien Mifsud est le nouveau directeur et DRH du site d’Ollioules depuis l’été. Il est arrivé à Toulon après un parcours finances et RH dans le privé (PriceWaterhouseCoopers et BNP Paribas) et dans le public (au cabinet du ministre de la défense Jean Yves Le Drian où il a travaillé sur la loi de programmation ou encore sur la concertation militaire) après quoi il affiche sa volonté de rejoindre l’industrie – parcours permis par la diversité de son expérience et qui l’amène à DCNS/ Naval Group.

 

Les grandes implantations NAVAL GROUP en France

Brest : Services, énergies marines renouvelables
Cherbourg : Sous-marins
Bagneux : Systèmes de mission et de combat
Ollioules : Systèmes de mission et de combat
Lorient : Bâtiments de surface
Nantes-Indret, Marseille : Sous-marins, nucléaire civil
Technocampus Ocean (TCO) R&D
Angoulême-Ruelle : Sous-marins, simulateurs et formation
Saint-Tropez : Armes sous-marines
Toulon : Services
Paris : Siège

 

Des locaux très « collaboratifs » !

Naval Group est le nouveau nom de DCNS depuis cet été. Porté par un contexte d’évolution des marchés et d’accélération de son développement, DCNS change de nom pour devenir Naval dcns-naval-group2Group. « Nous avons changé de nom, pas de cap » affirme Julien Mifsud, directeur du site Naval Group d’Ollioules. Les activités du site ont été transférées en 2016 depuis le Mourillon à Toulon. Une entité conçue comme la vitrine d’un savoir-faire pointu, cette capacité à concevoir et intégrer un système de combat, des senseurs et des armes sur un seul navire et à les faire opérer en temps réel. Cette vitrine internationale appuyée par des infrastructures modernes permet une organisation des espaces de travail sécurisée, l’ouverture à international, l’accent sur la R&D, l’adaptation facile à différents types de projets – lors de nouvelles recherches ou projets, des zones entières sont réorganisées pour faciliter le travail et les échanges, grâce à des plateaux modulables – et des espaces de travail conviviaux : bref, un site fait pour le travail collaboratif !

 

www.naval-group.com

 

F.F.