Accueil Initiatives Échangeur Ollioules/Sanary : levée de barrières à l’automne

Échangeur Ollioules/Sanary : levée de barrières à l’automne

Frappé par le confinement quelques jours avant de livrer ses travaux généraux de construction, le vaste chantier de l’échangeur autoroutier d’Escota Vinci se poursuit à un rythme soutenue en vue d’une ouverture entre mi-novembre et mi-décembre.

Réalisé par le groupement TP Spada/Razel-Bec/Eurovia Paca, le volet travaux généraux de construction des bretelles autoroutières du diffuseur Ollioules/Sanary a été réceptionné par le maître d’ouvrage, Escota Vinci Autoroutes, début juillet.

Au lieu du 27 mars initialement prévu, consacrant une réalisation rondement menée sur 16 mois. Toute la chaîne de réalisations complémentaires et autres finitions a été impactée par le confinement mi-mars, puis la reprise en mode dégradé. L’ouverture espérée cet été est différée à l’automne, plutôt vers la fin qu’au début d’ailleurs, si tout va bien. Sa vocation est multiple. Il s’agit conjointement d’améliorer les liaisons avec les communes d’Ollioules et Sanary en provenance de Bandol et Toulon, de fluidifier le trafic de l’échangeur La Seyne (sortie n°13), en particulier aux heures de pointe, de sécuriser l’A50, la RD 11 et les voiries locales. En outre, l’échangeur desservira deux zones économiques majeures, le Technopole de la mer à Ollioules (comprenant notamment DCNS et le Pôle de compétitivité Mer Méditerranée) et les 1 500 entreprises de l’Adeto, Pôle d’activités de Toulon Ouest (le plus important du département). Cet ouvrage fait l’objet d’un investissement privé/public d’un peu plus de 37 millions selon le budget initial. Soit 15,6 millions d’euros pour le groupe privé Vinci Autoroutes, 11 millions pour le Conseil départemental du Var, 6,2 millions pour la Métropole Toulon Provence Méditerranée, 4,8 millions pour la Communauté d’agglomération Sud Sainte-Baume.

2 gares de péages jumelles (Nord et Sud)

Dernière ligne droite

Ce chantier pluridisciplinaire a était contraint de prendre en considération les mesures de protection sanitaire lors de la reprise des opérations le 12 mai, comme partout mais peut-être un peu plus encore lorsque l’on compte jusqu’à 65 personnes et une quinzaine de sous-traitants dans l’aventure. Sur ce site de 5 hectares, le déconfinement a été mené avec rigueur par les équipes en place, en particulier par le conducteur des opérations du maître d’ouvrage, Julien Sol.

« Il n’est pas évident de relancer la « grosse machine » que représente ce chantier de grande ampleur, surtout dans des conditions sanitaires différentes et inédites. Il fallait s’assurer de ne pas mettre toutes les entreprises au même moment, au même endroit, en gardant un rythme soutenu d’avancée des travaux, y compris cet été ».

Julien Sol, conducteur des opérations du maître d’ouvrage

Le tout en maintenant en service l’autoroute A50.

Outre la réalisation des gares jumelles Nord et Sud de 3 voies chacune, dont une de télépéage, étaient au programme, entre autres travaux, l’édification d’ouvrages d’art, le rétablissement de la chaussée, la construction de bassins de compensation dédiés au traitement des eaux de ruissellement… Il a en effet été nécessaire d’appréhender diverses problématiques :

  • champs d’alimentation en eau potable des villes d’Ollioules et Sanary,
  • zones inondables et de pollution potentielle,
  • risque de démolitions sur des matériaux amiantés,
  • terrain naturel à traiter en vue d’une réutilisation,
  • espèces animales protégées et végétales invasives…

Les aménagements paysagers interviendront en fin de programmation, entre fin août et octobre, de même que l’installation des écrans de limitation des nuisances sonores.

Pour l’heure, tandis qu’une phase de levée de réserves est en cours, se déroulent jusqu’à début octobre les travaux de signalisation directionnelle en aval et en amont du diffuseur. Entre La Cadière et l’entrée de Toulon, sur l’autoroute et le réseau secondaire couvrant les villes traversées, les 6 portiques, 3 potences et 10 hauts mâts de signalisation doivent être ajustés, modifiés, voire changés. Une opération ciblée là aussi, comprenant des massifs en terre-plein, la sécurisation des retenues, des interventions de nuit en septembre, avec fermeture partielle de tronçons et neutralisation des voies…La sortie du chantier est quand à elle en bonne voie.

Repères économiques

  • Diffuseur Ollioules Sanary
  • Maître d’ouvrage Escota Vinci Autoroutes
  • Investissement public/privé : 37,6 millions d’euros
  • Mise en service en fin d’année
  • Site de 5 hectares
  • 2 gares de péage Nord et Sud
  • Ouvrages d’art
  • Bassins de traitement des eaux
  • Préservation environnementale
  • 120 000 m3 de mouvements de terre

Olivier Réal
Journaliste économique

A lire aussi

Thierry Albertini président de l’Office Var Habitat

Thierry Albertini est le nouveau président de Var Habitat, premier bailleur social du département avec 15 000 logements, 33 000 locataires, 280...

Permis en baisse, BTP en berne ?

La chaîne de l’acte de bâtir s’inquiète en cet automne des conséquences des « manquements » du printemps. Alors que le reconfinement...

A50 : « Enrobé, c’est pesé » entre Bandol et La Ciotat !

Escota Vinci Autoroutes refait la chaussée dans les deux sens entre les gares de péage de Bandol et La Ciotat, sur l’A50....

Pierrefeu : Pizzorno valorise toujours plus

le groupe Pizzorno Environnement a mis en service en septembre dernier et au terme de dix mois de travaux, le nouveau casier de stockage de déchets non dangereux sur son site de Pierrefeu-du-Var. L’Ecopole exploité par sa filiale Azur Valorisation renforce ainsi ses capacités de traitement et confirme son statut d’installation majeure pour la gestion des déchets.

L’Imsat en formation(s) serrée(s), malgré l’adversité !

l’Imsat dispense depuis septembre des formations longues et courtes pour respectivement 209 et 68 personnes, tandis que 140 jeunes ont été accompagnés depuis un an dans le cadre de la prépa SAT (sport, animation, tourisme), lancée par l’Imsat et l’UPV. Une démarche ciblée vers des publics demandeurs d’emploi, mais aussi fragilisés et parmi les plus éloignés de l’emploi, proposant un accompagnement personnalisé. A travers un Sas de préparation