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Hallbox’s : food court et idées longues

Depuis quelques semaines la zone d’activités de l’Adeto, à La Seyne, accueille le premier food court du Var avec Hallbox’s, vaste complexe sans complexe de 800 m2 en salle et 350 m2 en terrasse. Une offre riche, diversifiée, pratique et originale.

Le concept de food court, autrement dénommé food hall, est tendance en France, importé du monde anglo-saxon, permettant de (se) nourrir rapidement, debout ou assis, de façon non excessive mais qualitative, avec un large choix agrémenté d’une offre culturelle. Celui de Hallbox’s est dans cette mouvance, benchmarké en Europe (Londres et Italie) par la bande de copains fondateurs de l’établissement varois. En particulier les dirigeants de Goal Indoor à La Farlède, Timothée et Romain Tollari, qui ont planché en équipes sur un nouveau lieu original. « Nous nous sommes dit qu’il n’y avait pas d’endroit où on pouvait aller entre amis manger aux goûts et aux envies de tout le monde. Nous avons voulu le créer », explique le chef de projet et responsable d’exploitation, Jonathan Lavigne. « Une création totale, en termes de taille, de contenu, d’aménagement… Nous avons fait la décoration nous-mêmes, en chinant l’essentiel des meubles, dans un esprit volontairement vintage. Au-delà de notre propre patte, cela a considérablement réduit les coûts ».

Enseigne collective

Ainsi, disposant de 800 m2 en salle de restauration et concerts, 350 m2 en terrasse, 180 m2 dédiés aux conférences/réunions, y compris sur une cible séminaires/affaires, 300 m2 encore pour le magasin de bières du monde et l’espace de jeux, Hallbox’s se pose là dans le paysage, en l’occurrence au cœur de la plus grande zone d’activités du département, avenue de Bruxelles à La Seyne. Et propose ses box’s triées sur le volet parmi 400 demandes.


Jonathan Lavigne, chef de projet et responsable d’exploitation d’Hallbox’s la Seyne

« Tous les produits ont été testés, dégustés et nous avons gardé les meilleurs, qui présentent aussi la particularité d’avoir chacun une présence sur le territoire, en fixe ou en truck. On ne veut pas de grandes enseignes. L’enseigne c’est nous, avec eux… ».

Du circuit court pour food court, en quelque sorte, avec la qualité érigée en fil rouge. Les 8 premiers lauréats présentent ainsi une offre unique, comprenant les (tapas) saveurs de Phi, Mitch Burger, Tacos Box, Pasta Roquette, Grill à cœur et trois box’s by lovely food proposant Thaï, Pizzas et Sushis (conçus par un maître sushis). Trois nouvelles arrivent en complément, une box indien, une autre vietnamien et une de desserts (notamment crêpes et gaufres). Au centre, le bar Starbox’s trône et montre l’exemple d’une belle diversité de produits, en bières histoire de faire monter la… pression, en cocktails « maisons » aussi, ou en vins, entre autres. Des petits trucks s’invitent en complément, souvent le dimanche et le lundi, un mexicain et un hawaïen notamment.

Réussite partagée

« Nous créons les conditions de la réussite commerciale pour tous, précise Jonathan Lavigne. Le loyer, modéré, ne doit pas être une inquiétude pour le restaurateur qui n’a pas de pas de porte non plus, juste une petite caution. Son engagement peut être limité à un bail précaire de 3 ans au départ, lui permettant de trouver son modèle économique. Nous construisons ensemble et le réseau que nous tissons progressivement doit profiter conjointement à tous et à chacun ». Collectivement le concept devrait drainer autour de 2 millions d’euros de chiffre d’affaires entre bar et box’s, sachant que le mode dégradé d’activité causé par la Covid perturbe les objectifs comme la clientèle. Celle-ci a évolué au fil des premières semaines et s’est élargie. Cantine du midi initialement, très fréquentée par le milieu professionnel attiré par la diversité, par la rapidité de services courts et fréquents, le complexe plaît désormais autant le soir, dans une ambiance décontractée. On peut y prendre des tapas à l’apéro et poursuivre ensuite en dînant, sur fond de concerts le jeudi, plaisants pour ceux qui veulent écouter, tout en n’étant pas envahissants pour les autres. Etablissement familial et non pas de nuit, Hallbox’s ferme d’ailleurs à 23 heures maxi.

Inauguré peu avant le confinement, contrarié dans son lancement, ayant particulièrement séduit depuis la réouverture post 11 mai, ce food court donne des idées expansionnistes à ses dirigeants. « Nous avons envie de créer un concept de même type en bord de mer, dans l’Ouest Var, autour de Sanary, Six-Fours, La Seyne, ainsi qu’un complexe beaucoup plus grand, de 2 000 m2 au moins, à l’Est de Toulon, vers la Farlède. Le marché est porteur… ». Une belle ambition. A suivre.

Olivier Réal
Journaliste économique

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