Accueil Reportage Saint-Raphaël : Base’Art dans l’art et la manière de recycler

Saint-Raphaël : Base’Art dans l’art et la manière de recycler

Beau succès pour la nouvelle édition de la biennale Base’Art, grand salon de l’art contemporain porté par l’Union Patronale du Var, dont la thématique centrale sur le recyclage a inspiré nombre d’artistes et d’entreprises mécènes, réunis à l’Estérel Arena de Saint-Raphaël. 

74 artistes, 51 entreprises mécènes (certaines comptaient plusieurs artistes sur leur stand), 10 entreprises partenaires, 6 551 visiteurs…, Base’Art a fait le plein de mobilisation à l’Estérel Arena de Saint-Raphaël, splendide enceinte dont c’était la première grande manifestation de ce type. Le plein de satisfaction aussi, du 6 au 9 juin, à la faveur des 10 ans de cet « unique salon d’art contemporain en France plaçant le mécénat au service des artistes via majoritairement des entreprises du territoire », selon l’Union Patronale du Var présidée par Gérard Cerruti, qui porte l’événement. Dans un lieu plus confiné que la Base Nature de Fréjus qui accueillait les éditions précédentes, plus intime aussi, Bernard Lecat, vice-président de l’UPV, initiateur de cette biennale et amateur d’art, a relevé à nouveau le pari qualitatif, avec ses équipes conduites par Morgane Bosio, responsable de la délégation de Fréjus et de l’Est Var.

Gérard Cerruti, président de l’Union Patronale du Var, Bernard Lecat, vice-président délégué à l’Est Var, Frédéric Masquelier, maire de Saint-Raphaël et partenaire de Base’Art

Une ambition originale, s’appuyant loi du 1eraoût 2003 relative au mécénat, aux associations et aux fondations, qui a ouvert le champ d’une possibilité inédite jusqu’alors de financement de la culture, pour (par) les particuliers, entreprises, associations, fondations, collectivités. Pour une entreprise, la défiscalisation en mécénat est en effet de 60% du don dans la limite de 0,5% du chiffre d’affaires HT ; pour un particulier ou un artisan elle se monte à 66% dans la limite de 20% du revenu imposable. Au-delà du ticket fiscal, il s’agit pour les entreprises de repenser leur stratégie de communication par la culture, tout en faisant « œuvre » utile. Dans ce contexte, Base’Art facilite – provoque même – la rencontre, l’échange avec l’artiste, l’émotion, et rapproche ces deux mondes.

De l’entreprise à l’œuvre

« C’est l’imagination qui donne au tableau espace et profondeur », disait Henri Matisse. L’imagination des organisateurs a justement occasionné une profondeur particulière dans un nouvel espace, par la thématique ciblée recyclage qualitatif et artistique, sous l’intitulé « UP’Cycling tour ». Une approche d’économie circulaire d’autant mieux venue sur le territoire de la Communauté d’agglomération Var Estérel Méditerranée (Cavem), pilote sur ces questions dans la région. Figure imposée, décalée et engagée pour les exposants : la création de pièces  uniques à l’aide de matériaux recyclés pour l’occasion. Cartons, plastiques, panneaux signalétiques, claviers d’ordinateurs, objets connectés, circuits imprimés, emballages alimentaires, papiers (y compris toilettes), boutons…, la matière n’a pas manqué. L’inspiration non plus, en sculptures, tableaux, œuvres suspendues et monumentales. Quelques-uns ont même créé des collections spéciales Base’Art. Quasiment tous ont vendu, sachant que nombre de mécènes « craquent » souvent pour leurs artistes, tandis que ceux-ci peuvent enchaîner par des expositions aux alentours, boostés par l’événement. Lequel a attiré un public diversifié, à la fois d’amateurs, de simples visiteurs, de familles, élargi aux écoliers, histoire de faire passer au plus tôt la sensibilisation et l’accès à la culture, surtout quand le message est agrémenté d’un éveil à la protection de l’environnement. Les performances diverses, tables-rondes, animations et autres foodtrucks contribuant à éveiller la curiosité.

Le tout a confirmé l’ancrage de Base’Art dans le paysage public de l’est varois mais également en tant que rendez-vous artistique très prisé par les artistes, régionaux, nationaux, internationaux. Dans la perspective de la prochaine édition, en juin 2021, le parti pris de la thématique ciblée à l’intérieur de l’incontournable orientation art contemporain sera gardé, peut-être à nouveau sur l’économie circulaire ou en mettant en mécène un autre genre.

Olivier Réal
Journaliste économique

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