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BAUMIER, une histoire d’hommes et de compétences

La société Baumier, entreprise toulonnaise bien connue, a été créée par la famille du même nom en 1898 ! Elle a employé jusqu’à 110 personnes au début du XXème siècle, puis a connu des difficultés  avant d’être rachetée par Gérard Petretto en 1991 ; il l’a redynamisée et faite évoluer. Il la revend à Xavier Cantillon en 2017. Celui-ci  avait fait sa carrière au sein de l’entreprise – entré en 1995 comme technicien méthode, puis chargé d’affaires, directeur commercial et opérationnel. Puis, en la rachetant, il en devient le dirigeant. 

L’entreprise est adhérente à l’Upv depuis 1947 ! 

Baumier soude, soude, soude  manuellement ; l’entreprise réalise 90% de son CA avec la défense en proposant des produits uniques sur plan grâce à un personnel  très qualifié ; celui-ci  met en forme le métal de différentes épaisseurs selon les types d’équipement : plus fin pour le terrestre, plus épais pour les navires. Et cela dans une atmosphère propre à une entreprise de cette taille, une PMI hyperspécialisée, toujours familiale, une ambiance plutôt décontractée et travailleuse et quasiment sans turnover

6 soudeurs ont été embauchés récemment, un personnel pourtant difficile à trouver ! « je prends souvent des stagiaires pour détecter leurs appétences. Nous faisons beaucoup de formation et la transmission des savoirs est favorisée ! » nous affirme Xavier Cantillon. 

Les matières premières : rares et très chères ! 

Depuis quelques années, deux nouvelles orientations : réintégrer l’ensemble des opérations en amont de la soudure (usinage, découpe laser, pliage, cintrage…) et en aval (traitement thermique, peinture, montage) pour plus de réactivité ; en parallèle, nouvelles démarches commerciales auprès de Naval Group et d’autres acteurs de la défense (Nexter, Arquus, et aussi Eca Robotics, Ifremer, Cnim), ce qui a permis d’atteindre un chiffre d’affaires de 4,6 millions d’euros et de doubler le personnel : 25 salariés hautement spécialisés.  

En parallèle, de gros investissements machines : 1,5 millions d’euros ces  dernières années. 

 « Heureusement, lorsque le Covid est apparu, le carnet de commande était rempli, nous n’avons fermé qu’une semaine, le temps d’organiser les mesures sanitaires. » Mais quand on  ajoute au Covid le Brexit (la Grande Bretagne produit de l’aluminium) et maintenant la crise ukrainienne (60% de l’aluminium vient de Russie) : 3 facteurs qui expliquent la forte augmentation des prix des matières ! L’acier, l’alu et l’inox ont plus que doublé et l’offre s’est raréfiée - et cela sans oublier le prix de l’énergie. 

Baumier a pu bénéficier du plan France Relance pour l’achat de matériel et les embauches liées à ces machines. 

Repères 

SAS au capital de 274 408 euros 

Président : Xavier Cantillon  

Effectif : 25 salariés, répartis ainsi :  

  • Les métiers techniques : soudeur, chaudronnier, tôlier, tourneur, fraiseur, contrôleur, peintre, monteur. 
  • L’encadrement : un responsable production, un technicien méthode, un responsable qualité (Iso 9001 depuis 1996), un responsable administratif, 3 chargés d’affaires, un responsable communication en alternance 

CA 2018 : 1,9 millions d’euros / CA 2019 : 2,8 millions d’euros / CA 2020 : 4,3 millions d’euros.

Local : 2 500 m2 

Le management 

Dans une telle PMI, avec un ADN industriel et familial tel que l’entreprise Baumier, le management est collaboratif, la confiance au sein de l’équipe et avec les clients est  effective, les échanges permanents ; l’équipe est soudée. Les journées de cohésion  participent à cette réussite. 

 « Mon souhait est que les salariés de Baumier arrivent le matin avec le sourire ! » nous dit le dirigeant, d’où l’attention portée aux conditions de travail. Et une salle de sport très bientôt au sein de l’entreprise à la disposition des salariés… Lors des déjeuners d’entreprise, les retraités sont invités. 

Les projets 

Aujourd’hui encore, la soudure Baumier est manuelle ; Xavier Cantillon et l’équipe travaillent sur une option robotisée pour certaines commandes (investissement de 300 000 euros). 

Autre projet en réflexion, déménager pour disposer de plus de m2, l’actuel local situé avenue de Draguignan sur la ZI La Garde devient trop exigu avec les recrutements et les nouvelles machines. 

Françoise Franceschini
Journaliste économique

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