Var.Up, 24e du nom, 24e d’Union

L’Union Patronale du Var et les Entrepreneurs Var (ex-CPME) ont fait à nouveau le plein de visiteurs (2 600 personnes) et de valeurs ajoutées le 24 septembre pour la 24e édition de Var.Up, grand salon annuel consacré à l’entreprise, à son développement et à l’écosystème économique.
Le Palais Neptune de Toulon était le 24 septembre dernier à nouveau le théâtre de la 24e édition de Var.Up. 24 ans déjà ! Pour celles et ceux qui ont connu les débuts, c’était hier et l’initiative venait de Françoise Franceschini vers qui nombre de pensées étaient tournées.
« Var.Up, depuis sa création, part d’une conviction finalement assez simple : les entreprises ont besoin de se rencontrer, de rencontrer leurs clients, leurs partenaires, les institutions qui les accompagnent, d’échanger entre dirigeants, de partager leurs expériences, de confronter leurs difficultés mais aussi leurs idées et leurs projets », a notamment déclaré Alexandra Mignon-Guzmann, membre du bureau de l’UPV, lors du discours d’ouverture. En un même lieu, c’est justement ce que propose cette journée événement, considérant que la prospective est toujours en première ligne de conduite et de réflexions, histoire d’avoir ce coup d’avance qui fait la différence.
Emplois du futur
24 ans de mariage, ce sont des noces de satin. Alors que l’économie semble dans de beaux draps au regard des changements de paradigme géopolitique en France et dans le monde, l’UPV et les organisations syndicales patronales apportent de la proximité, de l’écoute, du soutien, du lien. On n’attrape jamais une indigestion de compréhension et de sens, surtout s’il est bon. A l’image de la thématique de la grande conférence, « Emplois du futur : quand l’entreprise sort du cadre », partant du principe que les emplois de demain sont déjà les préoccupations d’aujourd’hui. La donnée, l’analyse, la projection ne sont jamais de trop.
« Il faut que tout change pour que rien ne change » disait Giuseppe Tomasi di Lampedusa dans le roman « Le Guépard » immortalisé au cinéma par Luchino Visconti. Dans la vraie vie du 21e siècle, tout s’accélère de façon exponentielle et le monde d’hier apparaît « mort dans le film », selon l’expression populaire. Sauf que le monde économique n’est pas à bout de souffle ni de perspectives, et cette grande conférence a été pensée pour en donner par les équipes de l’UPV et celles de l’APEC, Association pour l’emploi des cadres.
Pour ce faire, ont ainsi débattu devant quelque 500 personnes, rassemblées dans l’auditorium du Palais Neptune, la directrice prospective de l’APEC sur le plan national, Isabelle Gire, le délégué régional Provence Alpes Côte d’Azur Corse de l’APEC, Anthony Fumard, qui est à Toulon sur ses terres d’origine, et le vice-président de l’UPV et dirigeant varois d’entreprise, Pierre Grech.
Regard(s) de l’APEC
Le sujet n’est pas venu de nulle part et l’échange a prolongé une magnifique exposition itinérante que l’UPV a eu la chance de recevoir en fin d’année dernière dans ses locaux, intitulée « Travailler demain, les futurs se dessinent ».
Une initiative décidée à la sortie de crise Covid sur le plan national par le conseil d’administration de l’APEC, structure paritaire présidée dans la région par le varois Frédéric Janvier et représentée également par Patricia Lassault, cheffe de file des femmes entrepreneures de l’UPV.
Cette exposition a porté en France une projection inédite, forte de 600 sources croisées autour de l’emploi à l’horizon 2030. 15 grandes tendances ont été dégagées, résumées en 4 chocs : numérique (incluant l’IA), écologique, démographique et concernant la transformation du travail. Ces quatre thématiques se répondent dans une approche systémique des chocs qui identifie les enjeux, jusqu’à la quête de sens, en espérant là aussi qu’il soit bon. Elles abordent des changements profonds qui vont bouleverser nos vies quotidiennes professionnelles et personnelles dans un futur plus ou moins proche. En fait, ils les bouleversent déjà, que l’on soit jeunes, d’âge mûr, seniors, acteurs de la vie publique ou privée, au sein de petites, moyennes et grandes entreprises.
Les débatteurs ont pu expliquer tour à tour et ensemble combien et comment on anticipe les mutations économiques, on sort du cadre dans l’adversité, on se donne de la souplesse de pensée, puis d’exécution afin de décloisonner les approches traditionnelles.
Dans l’adversité économique actuelle, plus que jamais les chefs d’entreprise ont besoin de connaissances, de reconnaissance mais aussi d’accompagnement. A travers les 101 stands de partenaires, fidèles pour la plupart, et la quinzaine de conférences, les esprits ont ainsi été nourris toute la journée.
Concentré d’expertises
Entre autres moments forts, entre deux Cafés Maurice, partenaire de bon goût, Jacques Bramardi (Bexter) a une nouvelle fois fait le buzz avec son intervention sur la stratégie de communication digitale renforcée par l’IA ; BPI France a diversifié ses interventions en trois ateliers qualitatifs de création et d’entrepreneuriat ; la Caisse d’Epargne Côte d'Azur s’est penchée savamment sur l’optimisation de l’entreprise dans le cadre d’une cession/transmission ; Bernard Cotte, nouveau directeur de la Banque de France, a longuement capté et captivé son auditoire à la faveur de ses analyses conjoncturelles et prévisions macroéconomiques de rentrée ; Odalia a renouvelé ses rendez-vous de dépistage mais aussi ouvert des pistes et libéré les potentiels autour de la santé des femmes au travail et des EVE de l’UPV (entrepreneures varoises engagées) ; la Mutuelle Verte a joué la carte de la différenciation pour réussir ; tandis que France Travail et Cap Emploi misaient sur l’inclusion pour booster l’attractivité… Bref, le concentré d’expertises était une nouvelle fois de mise. Enfin, parmi les nouveautés, il convient de souligner le succès de la collaboration inédite avec le lycée professionnel toulonnais Anne-Sophie Pic et ses 7 étudiantes en BTS Tourisme chargées de l’accueil, qui ont rivalisé de sourires et d’attentions. Une formidable première expérience de terrain.
Dans le contexte tendu et incertain de cette rentrée, les chefs d’entreprise et acteurs économiques avaient besoin de se voir, de se parler, voire de se (ré)conforter, d’être pris en considération aussi. C’est ce qu’a proposé Var.Up en un jour, c’est ce que fait l’Union Patronale du Var tous les jours !
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