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Easy Sushi sort du maki traditionnel…

Professionnel de la restauration, Vincent Veziano a trouvé avec sa création Easy Sushi la bonne formule pour mettre en application ses idées, son savoir-faire et sa vision. Proximité, générosité, qualité, la recette est simple mais efficace pour faire la différence dans ce marché concurrentiel.

Vincent Veziano, dirigeant fondateur de Easy Sushi

Issu du monde de la restauration dans lequel il affirme avoir exercé tous les corps de métier, de plongeur à responsable d’une belle table de 600 couverts, faisant par ailleurs les marchés hors saison, Vincent Veziano a eu envie au milieu de la décennie précédente d’ouvrir sa propre affaire. Hésitant entre bar ou restaurant, il s’est finalement lancé dans les sushis à la faveur d’une première expérience, avec de la suite dans les idées pour en faire l’adresse japonaise incontournable. « Cela aurait pu tout autant être des crêpes ou de la paella. L’important est de bien effectuer le travail », revendique-t-il, avec force de conviction.

L’enseigne Easy Sushi qu’il crée dans le but de développer une marque et un savoir-faire prend son envol en 2017 avec l’ouverture de l’établissement de La Valette, suivi d’un deuxième fin 2019 à Ollioules, près du technopole de la mer, puis d’un troisième en octobre 2021 à Marseille. Une courbe de croissance régulière qui repose sur plusieurs marqueurs. « Nous sommes des spécialistes de la livraison, dans des conditions qui font la différence avec la concurrence puisque nous livrons trois fois plus loin, jusqu’à 20 km de nos implantations. Depuis Ollioules nous desservons jusqu’à La Cadière, depuis La Valette jusqu’à Cuers, depuis le boulevard Baille tous les arrondissements de Marseille. Cela nous permet de performer en zones urbaines mais également périurbaines, là où les grandes enseignes de sushis ne vont pas ».

Péchés capiteux

Le deuxième marqueur mis en exergue par Vincent Veziano est la gourmandise, à plusieurs niveaux. Tout d’abord s’agissant des assortiments de saveurs. « Nous nous voyons comme un boucher traiteur », soutient-il, faisant allusion à ses « laboratoires » où le poisson est découpé et préparé, à la qualité particulièrement soignée de ses produits, au choix de ses fournisseurs, à ses recettes « maison » qui sont désormais plébiscitées.

Il évoque en amateur gourmand et avec fierté le spring roll italien au pesto, parmesan, jambon cru, le california façon salade césar, le maki poulet frit sauce chili, le sushi crevettes marinées…, sans oublier les poke powls norvégien ou Belle île en mer, les sashimis, chirashis, tartares du chef ou classique et autres mochis glacés. A la carte ou en box, l’offre est riche et la générosité visible au regard de la taille des portions, délibérément plus grosses qu’ailleurs tandis que la politique tarifaire demeure cohérente avec le marché, boostée par une stratégie commerciale offensive sur les réseaux sociaux (- 15% tous les mercredis).

Autre signe distinctif majeur, la politique sociale inclusive, selon les termes et la volonté du dirigeant. « 100% de nos managers sont d’anciens livreurs. Nous recherchons des profils qui veulent s’en sortir, et peu importe qu’ils soient sans diplôme. Beaucoup sont issus de milieux populaires. Nous les amenons vers l’excellence en leur apprenant le métier et en leur inculquant nos valeurs, de travail d’attitude, de respect. Sans prétendre être parfaits, nous prenons les gens en considération en espérant recevoir de même ».

Le restaurant de La Valette

En toute franchise

65 personnes (45 équivalents temps plein) sont ainsi employées, sachant qu’à part les livreurs tous les salaires sont au-dessus du Smic dans l’entreprise. « Chaque seconde supplémentaire est majorée », précise-t-il. Sur la base des premiers exercices, la réussite est au rendez-vous, avec un chiffre d’affaires de 3,8 millions d’euros en 2021, hors Marseille qui devrait réaliser en année d’ouverture quelque 700 000 euros. La progression est de 50% par rapport à 2020, deux années au cours desquelles l’entreprise a su s’adapter à la demande en fonction des perturbations liées au Covid et s’appuyer sur sa grande force, les livraisons (150 par jour et par établissement). Lesquelles représentent avec le click & collect 90% de son business (10% aux tables et terrasses de ses restaurants).

L’établissement d’Ollioules, facile d’accès en click & collect, avec une belle terrasse à l’étage

Impliquée dans la vie de son territoire, partenaire du RCT, mais aussi du rugby à La Seyne et à La Valette, l’entreprise envisage une nouvelle étape de son évolution, conformément à l’intention de départ. « Nous allons développer un réseau de franchises à l’identique de nos implantations actuelles, avec de l’accompagnement et la même exigence qualitative. L’ambition est nationale avec un programme de 18 franchises dans les trois ans, à commencer par Mâcon et Aix-en-Provence. Attention, on ne se prend pas pour d’autres et on ne considère pas que c’est arrivé comme on dit, l’humilité reste notre mot d’ordre et nos trois restaurants nos priorités. Mais le concept plaît et l’aventure est passionnante ». A travers Easy Sushi, Vincent Veziano prend de toute évidence facilement goût à l’entrepreneuriat…

Repères

Easy Sushi
Sushi, maki et compagnie
Dirigeant : Vincent Veziano
Implantations à La Valette, Ollioules, Marseille
Offre variée, novatrice, gourmande et qualitative
65 employés
Formation et promotion interne
3,8 millions de chiffre d’affaires hors Marseille
Croissance de 50% l’an dernier
Programme en cours de 18 franchises sur trois ans
Commandes 7 jours sur 7 jusqu’à 21h45
Livraison à 0,99 euro
Restaurants fermés le dimanche midi

Siège

865, avenue de Bruxelles
Burofacil
83500 La Seyne
www.easy-sushi83.com


Easy Sushi La Valette
114, avenue Gabriel péri
83160 La Valette
04 94 21 93 28
Livraisons à La Valette, Toulon , La Garde, La Farlède, les trois Solliès, Cuers


Easy Sushi Ollioules
772, avenue Jean Monnet
83190 Ollioules
04 94 10 95 19
Livraisons à Ollioules, Six-Fours, La Seyne, Saint-Mandrier, Sanary, Bandol, La Cadière, Le Beausset, Sainte Anne d’Evenos, Le Castellet, Le Revest

Olivier Réal
Journaliste économique

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