Someca fait carrière durable au Juge

A travers sa nouvelle carrière du Juge, sur les communes du Val et de Brignoles, la feuille de route « Someca en transition » portée par le directeur général Frédéric Soulié est en marche. Une pierre de plus à l’édifice durable que bâtit le numéro un varois des granulats.
« Heureux et fier ». Tels étaient les premiers mots de Frédéric Soulié, directeur général de Someca, le 17 septembre, lors de l’inauguration de la nouvelle carrière du Juge, devant nombre de décideurs de la Provence Verte et bien au-delà. 16 millions d’euros consacrés à un tel outil de production, cela mérite le déplacement et force le respect. L’entreprise réalise ici le plus important investissement de son histoire, marquant les esprits par son ancrage territorial associé à la préservation de l’environnement, ce qui se traduit par une décarbonation des activités et une optimisation de la ressource naturelle.
Préservation écologique « maison »
Que de chemins (en pierres) parcourus depuis la première autorisation d’exploitation sur le site initial du Juge, obtenue en 1986 par Maurice Garrassin, capitaine d’industrie visionnaire, dont la famille perpétue l’aventure au sein de Someca via la société Sotem, aux côtés de Colas et Cemex. « Il s’agissait de desservir le marché Brignolais », a rappelé Frédéric Soulié, « le Var était en pleine expansion, l’autoroute A57 s’arrêtait à Solliès-Pont, l’A8 ne comptait que deux voies, la route du Col de la Bigue n’existait pas. Dès son ouverture, la carrière du Juge a fourni le chantier de l’A57 entre Cuers et le Cannet des Maures. Mais avant de produire des matériaux, il a fallu créer ce canyon vertigineux que vous avez tous traversé pour venir ce soir ! ».
Après un premier renouvellement d’exploitation en 2000, augmentant la capacité de production de 150 000 tonnes à 500 000 tonnes pour une durée de 20 ans, dès 2013 Someca a anticipé l’avenir et engagé des études techniques et environnementales dans la perspective d’une extension. A l’époque, Someca a ouvert la voie de la préservation écologique « maison », avec, entre autres reconnaissances, une première certification 14001 en 2011, le trophée RSE en 2012 suivi de la création de la fondation Someca, le label Cap Environnement de l’Unicem, branche professionnelle Paca Corse des carrières que préside Frédéric Soulié. L’innovation sociale, scientifique, économique et industrielle était lancée, elle ne s’arrêtera plus, élargissant le champ des valeurs partagées avec son écosystème, clients, fournisseurs, collectivités territoriales, sans oublier sa ressource première, l’humain.
Performance et résilience
Suite à l’autorisation, par arrêté préfectoral en 2018, d’exploiter durant 30 ans (750 000 tonnes maxi par an), la carrière revisitée du Juge incarne le changement de paradigme sur la base d’engagements précis : acquisition de 28 hectares de terrain pour les rétrocéder au Conservatoire des espaces naturels (CEN), avec des mesures de gestion pendant 35 ans en faveur des espèces impactées ; création d’un merlon paysager pour réduire l’impact côté commune du Val ; nouvelle activité de réception des déchets et de recyclage ; construction d’une nouvelle installation de traitement, plus moderne et limitant les impacts environnementaux.
On y est, donc ! A l’actif du Juge inauguré il y a quelques jours, économie d’énergie et décarbonation, préservation de la ressource naturelle (les gisements, l’eau), intégration dans le territoire incluant la protection de la biodiversité et la sensibilisation du grand public (scolaires notamment), accompagnement du capital humain dans le développement des compétences, mais aussi par la priorisation de la sécurité et de la santé. Un modèle de performance compatible avec la résilience du territoire. Ce n’est pas le moindre des paris réussis de Frédéric Soulié : arriver à convaincre ses actionnaires d’investir de telles sommes dans la carrière de demain pour mieux en récolter les bénéfices dans le plus grand respect possible de la planète, considérant que le contexte de crise engendre une baisse de 30% de chiffre d’affaires depuis trois ans !
Eloge des éléments
Les éloges du maire de Brignoles et président de l’agglomération Provence Verte, Didier Brémond, ainsi que du maire du Val, Jérémy Giuliano, n’en ont été que plus marquants, sur le directeur, les actionnaires entrepreneurs et cet édifice dont les pierres vont irriguer tout le territoire, y compris en retombées économiques. « Regardez ce que l’on peut faire avec les pierres, comme c’est beau ! », s’est extasié le premier nommé, rappelant son attachement au monde économique et aux Garrassin, « une famille exceptionnelle ». « Que la pierre est belle », a renchéri le second, s’appuyant sur ses (grandes) connaissances de géologue et d’enseignant pour faire d’autant plus apprécier à l’assistance d’un soir la qualité et l’histoire des lieux. « Une carrière de demain dans un village - un territoire - d’avenir, c’est la plus belle chose qui pouvait nous arriver », a-t-il notamment ajouté.
D’histoires de famille, de terre, d’eau, de ressources humaines et d’amour du métier en 5e élément, il en a été question, ou plutôt projection sur les murs de pierres à la faveur du mapping géant diffusé ensuite, entre hommage et émotion.
« Personne n’est juge en sa propre cause », dit l’adage. Quoique…
Quelques données Someca




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